Discours de l’Indien rouge / Une Mémoire pour l’oubli
Mardi 20 mars à 20h30 à la Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines
Tarif C
Après la création des deux textes il y a douze ans au Théâtre Paris-Villette, Mohamed Rouabhi donne "une deuxième vie" à ce spectacle et rend hommage au grand poète palestinien Mahmoud Darwich mort en 2008. La langue est concrète, vive, sobre, comme un café que l’on prend au petit matin d’une ville détruite.
À la mort du poète, Rouhabi reste silencieux. Un an passé, il est prêt à revenir sur ces mots, "avec, comme une première fois, ce sentiment de beauté aveuglante mêlée à de la cendre encore chaude. " Il est assis digne, bien en face pour dire le discours des origines, celui de l’indien rouge. Puis il est seul allongé sur le lit d’une chambre d’un 8ème étage. Une mémoire pour l’oubli, c’est Beyrouth qu’on bombarde à l’extérieur, et à l’intérieur une solitude ébranlée par la voix d’une femme.
Mohammed Rouhabi qui incarne le poète dit la vie sous l’occupation, l’enfermement, la peur, la proximité de la mort et le rêver éblouissant d’une tasse de café au petit matin. C’est simple, bouleversant. Télérama.
Discours de l’Indien rouge (1992), traduit de l’arabe (Palestine) par Elias Sanbar, Editions Actes-Sud. Une Mémoire pour l’oubli (1987), traduit de l’arabe (Palestine) par Yves Gonzalez-Quijano et Farouk Mardam-Bey, Editions Actes- Sud. Mise en scène, scénographie et interprétation Mohamed Rouabhi. Assistante à la mise en scène Jeanne Louvard. Lumière Nathalie Lerat. Langue des signes Béatrice Blondeau. Avec la voix de Claire Lasne. Production Compagnie conventionnée Les Acharnés - Mohamed Rouabhi. Coréalisation Maison de la Poésie de Paris. Soutien DRAC Ile-de-France, Ministère de la Culture (DMDTS).
Dans le cadre du parcours autour du poète palestinien Mahmoud Darwich organisé par La Ferme de Bel Ebat, théâtre de Guyancourt, la Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines et la Scène nationale de Saint-Quentin en Yvelines.